L’environnement

L’environnement aujourd’hui : un contexte favorable

1) La COP 21 :

    Dans le monde d’aujourd’hui, l’environnement est une préoccupation majeure des pays développés. Selon les pires pronostics, il faudrait s’attendre à une hausse de 3°C d’ici à la fin de ce siècle. C’est pourquoi les Etats organisent des conférences sur le climat, tels que la COP 21 en décembre 2015 à Paris. S’engageant à réduire la hausse de température à 1,5°C, les Etats vont devoir mettre en place des mesures. Par exemple, se détourner des énergies fossiles pour s’orienter vers les énergies renouvelables. Et l’Europe dispose de nombreuses potentielles énergies propres à exploiter.

2) De véritables « autoroutes du courant » :

autoroutes courant
Source : Nexans

    Ce document nous montre toutes les sources d’énergies renouvelables à notre disposition, en Europe. Celles-ci sont très dispersées. Au Nord, des énergies marées-motrices. Sur la façade atlantique, des énergies éoliennes, et au Sud, des énergies solaires. Même en développant ces sources d’énergies, il faudrait trouver le moyen de les transporter jusqu’aux lieux de consommation, les grandes villes européennes. Il s’agit ici de quantités gigantesques d’énergie, sur des distances tout aussi impressionnantes. Jusqu’alors, les câbles conventionnels ne seraient tout simplement pas le bon compromis. Les pertes en énergie dues à l’effet joule seraient trop importantes sur de telles distances, et il faudrait beaucoup d’équipements de sous station pour que cela fonctionne. Cela ne serait tout simplement pas le bon compromis. L’idée est de créer des « autoroutes du courant » grâce aux supraconducteurs, dont on pourrait exploiter nombreux avantages. La résistance nulle résoudrait le problème des pertes de courant, et la densité de courant nettement plus élevée permettrait de transporter facilement ces grandes quantités d’électricité. Toutes ces caractéristiques en font le meilleur choix. L’objectif à long terme est de limiter la dépendance de pays comme la France au nucléaire, pour s’orienter vers un modèle renouvelable à l’image du Danemark.

3) Un câble sans impact, et à émissions de CO2 réduites :

    Nous avons pu constater que le câble supraconducteur était composé d’un écran supraconducteur, empêchant les champs magnétiques de rayonner autour du câble, car cela pourrait être nocif pour les êtres vivants à proximité (troubles visuels, stimulation du système nerveux, échauffement des tissus biologiques…). De plus, son enveloppe thermique empêche le câble d’avoir un impact en termes de chaleur : l’azote liquide circulant à l’intérieur n’interagit donc pas avec l’environnement extérieur.

    Comparé à un système de câbles classiques, les supraconducteurs vont permettre de réduire les émissions de CO2. Premièrement, un câble en cuivre perd de l’énergie par effet joule, tandis que le câble supraconducteur n’en perdra pas. Son système de refroidissement demande une énergie représentant 10% des pertes par effet joule en courant continu, et 50% en alternatif. Donc les pertes électriques sont moindres, et pourraient donc diminuer les productions des centrales thermiques, qui émettraient donc moins de CO2. Deuxièmement, les câbles supraconducteurs sont 3 à 4 fois plus puissants que les câbles classiques à volume égal. Leur fabrication nécessite donc moins de matières premières et moins d’énergie pour leur transport et fabrication. Cela mène donc une nouvelle fois à une réduction de CO2. Pour finir, le volume réduit à même puissance des câbles supraconducteurs en font une solution avantageuse dans les milieux confinés, tel que les bateaux, avions ou souterrains… Puisque les câbles supraconducteurs ont moins besoin d’équipements de sous-station, on peut s’affranchir d’une partie des groupes électrogènes ou des générateurs à moteur thermique. Ces équipements produisent également du CO2, et en les supprimant on contribue à réguler les émissions.

4) Conclusion

    Nous avons pu constater que le câble supraconducteur s’insère parfaitement dans le monde de demain, tant sur le plan économique qu’environnemental. Il présente des atouts qui en font un compromis très intéressant par rapport aux câbles classiques en cuivre que nous connaissons aujourd’hui. La dernière étape est de lancer le secteur pour démarrer une production de masse, et en baisser les coûts de productions. Mais il ne faut pas oublier que ceux-ci resteront toujours assez élevés et ne pourront pas toujours être employés. Ainsi, certains pays en développement n’auront pas les fonds nécessaires pour se permettre d’installer cette technologie principalement bénéfique pour l’environnement. C’est ici que la COP 21 entre en jeu, car elle prévoit des aides financières aux pays les moins avancés pour atteindre les objectifs de limitation du réchauffement climatique. Beaucoup d’espoirs reposent sur ce traité. Et tant qu’il ne sera pas appliqué, on ne pourra jamais dire que les câbles supraconducteurs font partie du développement durable, car le pilier social n’est pas encore respecté. Mais la supraconductivité nous permettra tout de même de faire le premier pas vers un monde durable.

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